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19/03/2014

19 MARS 1962 : CRIME D’ETAT, CRIME CONTRE L’HUMANITE.

COMMUNIQUE DE PRESSE

19 MARS 1962 :

CRIME D’ETAT, CRIME CONTRE L’HUMANITE.

PLUS PERSONNE NE PEUT DIRE:

« JE NE SAVAIS PAS » !

 

Le 8 décembre 2012, le Chef de l’Etat promulguait la loi 2012-1361 officialisant la date du 19 mars comme « journée nationale du souvenir et de recueillement en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et au Maroc ».

 

   Je ne reviendrai pas sur les arguments juridiques présentés par les parlementaires opposés à cette loi qui fait doublon avec le décret N°2003-925 du 26 septembre 2003 instituant le 5 décembre comme « journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie ».

   L’article 2 de la loi du 23 février 2005 associe l’ensemble des victimes civiles françaises « après le 19 mars 1962 » à cet hommage. L’arrêt N°689 du 15 octobre 2013 de la Cour d’appel de Rennes, en confirmant la mention « mort pour la France » de M. Paul Teuma assassiné et disparu le 5 juillet 1962 à Oran, reconnait désormais aux victimes civiles en Algérie cette mention même après le 2 juillet 1962, date officielle de l’indépendance de l’Algérie. Cet arrêt confirme qu’aucune date ne marque officiellement la fin des « actes de guerre » en d’Algérie.

 

Qu’est en réalité le 19 mars 1962 ?

   Un prétendu cessez-le-feu destiné à masquer un crime d’Etat suivi d’un crime contre l’Humanité. C’est ce qu’exprime clairement la 19e annonce de la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » parue dans Valeurs Actuelles du 13 mars dernier.

   Le 19 mars 1962 n’a d’équivalent historique que le 16 juillet 1942, commémoré dans le calendrier des cérémonies officielles chaque 22 juillet comme la « journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Justes de France ». Les multiples amendements proposés lors des débats préparatoires à la loi du 23 février 2005, les propositions de résolution et les propositions de loi déposées par les parlementaires depuis, notamment la proposition de résolution N°1637 du 3 juin 2004 présentée par l’ensemble des parlementaires du groupe socialiste et apparentés, signée par M. François Hollande et M.Jean-Marc Ayrault, et la proposition de loi N°1258 du 8 juillet 2013 déposée par les députés de l’UMP, montrent la convergence de l’ensemble des partis politiques sur la nécessité de reconnaître le « crime d’Etat » du 19 mars 1962. Seule la vérité de l’Histoire permettra l’apaisement des mémoires voulu par tous.

   Le 18 mars 2014, je présiderai un déjeuner-débat auquel nous avons convié le Chef de l’Etat, le Premier ministre, M. Kader Arif, ministre de tutelle des Français rapatriés, et Mme Rose-Marie Antoine, Directrice générale l’ONAC-VG, office devenu depuis le 1er janvier 2014 le « guichet unique » de tous les Rapatriés.

   A ce jour, malgré la relance de leurs Cabinets, seule Mme Rose-Marie Antoine nous a fait part du droit de réserve que lui impose, en tant que haut fonctionnaire, le gouvernement.

   Nous comprenons que les préoccupations internationales actuelles et les difficultés économiques et financières récurrentes de notre Pays conduisent le Chef de l’Etat et le gouvernement à s’appliquer à eux-mêmes le nouveau concept de « silence gardé » défini par l’article 21.1 de la loi N°2013-1005, traduction de la sagesse populaire du proverbe « qui ne dit mot consent ».

   En l’absence totale de contestation des vérités qu’elles affirment publiquement depuis le 25 septembre 2008, les associations de la campagne de presse « Vérité et Justice pour les Français rapatriés » invitent les médias et les parlementaires à la conférence de presse que je présiderai demain, mardi 18 mars 2014 à 15 heures, au Pavillon Elysée Lenôtre, 10, Avenue des Champs Elysées, 75008 Paris.

   19 mars 1962, aujourd’hui plus personne ne peut dire: « je ne savais pas ».

 

Pierre DESCAVES Juriste,

Ancien député,

conseiller honoraire de Picardie

Engagé volontaire à 19 ans en 1943 dans l’Armée d’Afrique

Président de la Convention Nationale des Rapatriés

 

CONFERENCE DE PRESSE Coordination nationale de la campagne « Vérité et Justice pour les Français Rapatriés » Contact médias et parlementaires - Bernard Coll : 06 80 21 78 54

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