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19/12/2011

Le point de vue de Patrice Bertin sur "Politique d'abord"

   Une très bonne introduction à notre prochain Café d'Actualité de mardi 20 décembre est fournie par la chronique quotidienne de Patrice BERTIN. Sur France Info, mercredi 14 décembre, à 19 h 57, comme chaque jour, le journaliste, qui a bien connu autrefois les idées maurrassiennes  et vu de près les militants royalistes, a donné, comme titre de son intervention, la formule de Charles MAURRAS "Politique d'abord".

   A première vue, comme qui dirait, "à toute chose malheur est bon". Et la grande crise de la finance mondiale ainsi que la grande trouille de perdre le saint Graal du "triple A" ont au moins le mérite de relancer le débat sur les rapports de force entre patricebertin.jpgles pouvoirs politique et économique.
   Un débat à la fois vieux, pas si vieux que cela, et absolument d’actualité.
   Vieux, car il a passionné les élites intellectuelles au siècle dernier. D’un coté les marxistes, pour qui la seule réalité tangible se trouve dans les contradictions entre les forces productives et les rapports de production et qui opposent l’infrastructure économique à la superstructure politique et culturelle, forcément répressive et aliénante. De l’autre coté les maurrassiens, lointains annonciateurs du gaullisme pour qui la solution passait par le "politique d’abord",  slogan du petit Charles (Charles Maurras) ou pour qui "la politique de la France ne se fait pas à la corbeille", slogan du grand Charles (Charles De Gaulle).
   Pas si vieux que ca, ce débat puisqu’il y a 10 ans, le socialiste Jospin avait stupéfié les héritiers de Blum et Jaurès en déclarant "l’état ne peut pas tout" en plein scandale des licenciements boursiers chez Michelin.
    Enfin, débat de nouveau brulant d’actualité avec les chutes successives des gouvernements grecs, italiens et espagnols, tous victimes de ce tueur en série qu’est devenu le marché mondial de la finance. Faut-il en conclure que désormais le vrai pouvoir est économique et que le politique est condamné à l’expédition des affaires courantes? Rien n’est moins sûr. C’est à ceux qui nous gouvernent de réguler, protéger, anticiper, reprendre la main. La crise de la mondialisation impose de réinventer la politique. Ce n’est pas une question de sémantique mais de survie.

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